le mercredi 2 mars 2011 à 21h 00, sur France Culture,
Catherine Clément reçoit Tobie Nathan dans sa belle émission, Cultures de soi, cultures des autres,
avec une question principale :
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le mercredi 2 mars 2011 à 21h 00, sur France Culture,
avec une question principale :
Publié dans critiques à 26 février 2011 | 1 commentaire »
Une critique de La Nouvelle Interprétation des rêves dans Sciences et Avenir de mars 2011 :
II faut avoir la hardiesse d’un Tobie Nathan pour publier un livre titré « La Nouvelle Interprétation des rêves ». Pour oser se confronter a la statue du Commandeur qu’est devenu Freud, dont l’ouvrage princeps L’Interprétation des rêves (1899) – et la notion de désir refoulé – a connu le succès que l’on sait. D’emblée, le professeur de psychologie exprime d’ailleurs son propre cauchemar : « J’ai souvent voulu écrire ce livre mais [...] j’avais peur, je l’avoue, peur des jugements, des anathèmes, des excommunications… ». Une fois cette appréhension surmontée, le livre peut se déployer. El sa force est certaine, sa poésie aussi : « le rêve est vie », « monde en devenir », pris entre « l’insensé, l’aléatoire et le sacré ». On comprend vite que l’auteur ne suivra pas la conception « d’abord philosophique, aujourd’hui scientifique » selon laquelle la recherche de signification est une illusion. Au contraire, selon lui, loin d’être aléatoire, le rêve « se construit sur des concepts ». Il pourrait coïncider, pendant le sommeil paradoxal, avec un moment de « reprogrammation génétique » qui restaure la personne dans sa singularité (sur cette hypothèse du neurobiologiste Michel Jouvet, une interview dans S et A. en 1996 est citée p. 159 !). Surtout, le rêve « véhicule à la personne un message » auquel l’interprétation permettra « d’advenir ». L’interprète, dont le rôle est crucial, fait office d’accoucheur de lendemains ». Ici, l’ethnopsychiatre enjoint à la prudence : ne pas céder aux sirènes des charlatans… flanqués de leurs dictionnaires de symboles ! Il n’existe aucune « grille universelle » d’interprétation, martèle cet admirateur d’Artémidore de Daldis, célèbre onirocrite grec. D. J. L.