Croisements entre le roman et la psychanalyse

sur le site culturel de l’Université de Liège, une réflexion de Michel Paquot sur le croisement entre psychanalyse et littérature romanesque avec des remarques sur Jacqueline Harpman, François Emmanuel, Henri Bauchau, Jean-Bertrand Pontalis, Marie Darrieussecq, Philippe Grimbert, Michel Schneider, Tobie Nathan, Gérard Miller, François Gantheret, Karim Sarroub…

… et une brève recension de Qui a tué Arlozoroff de Tobie Nathan

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3 réflexions sur “Croisements entre le roman et la psychanalyse

  1. Il ne faut pas oublier « Oedipe sur la route », d’Henri Bauchau.
    Ce livre raconte le voyage d’OEdipe, de Thèbes d’où ses fils le chassent jusqu’à Colone où il choisira de mourir. C’est accompagné de sa fille Antigone qu’il prend la route, Antigone qui mendiera pour cet homme qui fut roi mais qui frappé par la malédiction devra survivre dans la plus grande pauvreté. Qu’est-ce qui pousse ainsi OEdipe désormais aveugle à avancer ? Le besoin d’expier le parricide et l’amour pour la mère ou plutôt le nécessaire voyage à l’intérieur de soi-même ? Henri Bauchau nous propose ici sa version des faits, fidèle aux textes de Sophocle il n’en propose pas moins sa lecture résolument moderne du mythe. Et c’est alors d’un voyage initiatique qu’il s’agit, fait de rencontres et de luttes pour enfin s’approcher de la connaissance de soi. Le lecteur est invité dans ces pages à partager le questionnement de l’homme et de sa fille et soeur à la hauteur que peuvent prendre les places d’OEdipe ou d’Antigone à l’intérieur de chacun. D’une écriture maîtrisée, mêlant aventure et poésie il nous propose là un très beau voyage.

  2. François Emmanuel et ses recherches sur l’expérience mescalinienne (qui durera dix ans) d’Henri Michaux ; je suis tombé sur un de ses textes, « Henri Michaux et les gouffres. »
    (Moi n’est jamais que provisoire.)
    http://www.francoisemmanuel.be/HenriMichaux.html

    Henry Bauchau n’a pas changé d’un pouce. “L’histoire du monde, dit-il à Telerama, serait plus juste si l’on tenait compte de l’histoire des dormeurs et de leurs songes.”
    95 ans, écrivain et psychanalyste, il est le lauréat du Livre Inter. Une reconnaissance tardive pour l’auteur du « Boulevard périphérique. »
    Ecrivain fragile, à contre-courant, dont toute l’œuvre – magnifique –, est un acte de survie.

    J’ai découvert Karim Sarroub d’abord en lisant ses nombreuses et audacieuses prises de positions en faveur du journaliste tunisien Taoufik Ben Brik, emprisonné à Tunis, pays où je suis né. « Ni dieu ni maitre » est un cri du cœur pour les tunisiens, pour la liberté d’expression.
    http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/28/ni-dieu-ni-maitre-ni-soutien-a-taoufik-ben-brikk/
    Et bien sûr son excellent papier sur Onfray qu’il faut lire et relire et qui est toujours disponible sur le Monde.fr. Courageux garçon, à ne pas perdre de vue.

    Qui a tué Viktor Arlozoroff ? (en cours de lecture)
    Un roman palpitant, entre une femme diabolique qui se donna la mort dans le bunker du fuhrer en mai 1945 après avoir assassiné ses six enfants, et un brillant intellectuel d’extrême gauche, qui sera l’un des principaux fondateurs de la gauche israélienne, partisan d’un même état pour deux peuples, qui faillit faire advenir un autre Israël.
    Un lien entre cette « liaison » et l’assassinat sur une plage de Tel-Aviv de cet homme qui, s’il avait vécu, aurait peut-être été le premier président de l’Etat hébreu ? Pour l’instant je n’en vois ni la raison, ni le mobile…
    Je repasserai bien sûr à la fin du livre pour une critique plus complète.

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