Ecouter Marceline…

sur RCJ, le 7 août 2012 à 13h00

Si un jour il m’arrivait de rencontrer une femme Djinn, un esprit, un être venu d’ailleurs, elle aurait, j’en suis sûr, cette même gouaille et ce petit côté provocateur… Elle serait à la fois petite, très petite, jusqu’à tenir dans une bouteille et grande, aussi, très grande, jusqu’à occuper tout l’espace de la pièce où elle se trouve… Elle serait belle comme le feu et rouge, sans doute, mobile comme la flamme et ses paroles, ses paroles… seraient puissantes comme celles d’une prière.

…/…

Eh bien je la reçois aujourd’hui, Marceline Loridan-Ivens, témoin des folies meurtrières et militante des causes du siècle, muse des grandeurs et génie de la vie. 


Joris Ivens et Marceline Loridan sur le tournage d' »Une histoire de vent »
© Nicolas Philibert

Marceline Loridan-Ivens, réalisatrice, actrice, scénariste et écrivaine est une personnalité exceptionnelle qui a été de toutes les innovations du cinéma depuis les débuts de la « Nouvelle vague » dans les années ‘60’. Elle a notamment participé à l’élaboration du film de Jean Rouch, Chronique d’un été, dans lequel elle tient un rôle essentiel. Par la suite, devenue l’épouse de Joris Ivens, le fameux documentariste hollandais, elle réalisera avec lui des films restés célèbres comme le 17ème parallèle (sur la guerre du Vietnam), Comment Yukong déplace les montagnes (sur la révolution culturelle en Chine) ou Une Histoire du vent.

Née le 19 mars 1928 à Épinal, dans les Vosges, de parents Juifs polonais émigrés en France, elle a 11 ans à la déclaration de la guerre. Successivement enfant cachée, puis résistante, elle est prise par la Gestapo en 1944 et internée à Auschwitz-Birkenau durant près d’un an et demi. Elle en fera finalement un film en 2003, La petite prairie aux bouleaux, où son propre rôle est interprété par Anouk Aimée.

Ma Vie Balagan de Marceline Loridan-Ivens
Paris, Robert Laffont, 2008

Elle a relaté de manière saisissante l’histoire de sa vie dans un livre bouleversant : Ma vie Balagan, paru en 2008 chez Robert Laffont.

« Auschwitz en 1944, Saint-Germain-des-Prés en 1950, Pékin en 1968 :
une vie de désordre, de provocations et d aventures brûlantes. »

Pour réécouter l’émission <—

TN

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