Ecouter Simha, écouter la joie…

Sur RCJ, le 20 août 2012 à 13h00

Petit bonhomme souriant, les yeux pétillant d’intelligence, le visage profond, invitant à la pensée, à la discussion, au piment de la vie… Je reçois aujourd’hui Simha Arom.

Simha Arom est un savant — pour moi, il fait partie des vrais savants, non pas ceux qui se contentent de chercher, ceux qui trouvent ! Musicien, ethnomusicologue, anthropologue, enseignant, chercheur infatigable, il est animé de la seule qualité indispensable au savant : la curiosité…

Simha Arom, penseur de la vie et de la joie, le bien nommé, Simha !

Simha Arom, ethnomusicologue de réputation internationale, Directeur de recherche émérite au CNRS, est le plus grand spécialiste des musiques traditionnelles et notamment celles des pygmées Aka de Centre Afrique qu’il a été le premier à décrire et à analyser.

La fanfare de Bangui : Itinéraire enchanté d’un ethnomusicologue.
Paris, La Découverte, 2009

Né le 16 août 1930 à Düsseldorf, il connaîtra la Nuit de Cristal. Réfugié d’abord en Belgique puis en France, il fuira les Allemands durant toute la guerre pour réussir à passer en Palestine en 1944, à l’âge de 14 ans. Là débutera une carrière consacrée à la musique.

Personnage fascinant, érudit, inventeur et d’une vitalité infatigable, il a relaté son parcours dans un livre intitulé La fanfare de Bangui. Itinéraire enchanté d’un ethnomusicologue, paru aux Editions de la Découverte en 2009.

« Ça commence comme un roman d’aventures : un coup de fil du ministère des Affaires étrangères israélien propose en 1963 à un corniste de l’orchestre symphonique de la radio de partir en République centrafricaine, dans le cadre d’un programme de coopération : le président centrafricain veut une fanfare… Il n’y aura jamais de fanfare. Mais Simha Arom découvre des musiques extraordinaires, notamment celle des Pygmées et il est immédiatement bouleversé :  » je sentais que leur musique venait du fond des âges, mais aussi, d’une certaine manière, du plus profond de moi-même. Pourtant, je ne pouvais les connaître, n’ayant jamais rien entendu de semblable. C’était affolant. Comment ces musiciens faisaient-ils ? J’en étais tout ahuri. « 

pour réécouter l’émission <— ici

Sil’ha Arom et Tobie Nathan

TN

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