Revue de presse

Une rapide revue de presse de

Ce pays qui te ressemble

Egypteaucoeur

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dans

LogoL'Orient

Tobie Nathan : Retour au pays

Par Farès Sassine
2016 – 03

En prenant pour titre de son dixième roman un vers de Baudelaire, Tobie Nathan, universitaire français, psychologue et ethnopsychiatre à l’école de Georges Devereux, né au Caire en 1948 et l’ayant quitté en 1957 dans la foulée de dizaines de milliers de juifs d’Égypte, répond à une invitation au voyage dans un temps qu’il a peu connu mais qui ne l’a jamais quitté, sa fiction allant d’avant 1925 à la révolution de juillet en 1952. Mais de quel pays s’agit-il ? de Haret el-Yahoud, scène primordiale, antique et inchangée jusqu’à sa disparition ? d’une de ses venelles ? du Caire où ce quartier s’imbrique avec d’autres aux échelons des croyances et pratiques ? de l’Égypte prénassérienne qui aime son roi malgré ses travers scandaleux et dont le peuple a un sens aigu de la dignité nationale ? de l’Égypte multiséculaire où le peuple entier est « cannibale » en mangeant ces fèves qui s’apparentent à des fœtus et les mijote de façon

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Dans Jeune Afrique du 28 janvier 2016

LogoJeuneAfriqueLivres : le gai savoir de Tobie Nathan

Par Nicolas Michel

Hymne poétique à la tolérance et au partage, Ce pays qui te ressemble est à l'image de son auteur, l'ethnopsychiatre Tobie Nathan : enjoué, généreux et empli d'humanité.

Il semble tout droit sorti du Quatuor d’Alexandrie, inoubliable somme littéraire de Lawrence Durrell. L’ethnopsychiatre Tobie Nathan, qui n’est pas passé loin du prix Goncourt pour Ce pays qui te ressemble, a une élégance bien à lui que l’on dirait un peu britannique, un peu égyptienne. Lunettes rondes, cheveux mi-longs, sourire taquin, on le devine amoureux de la vie et de tout ce qu’elle apporte comme savoirs. Il aime en parler, de ces savoirs, se laissant emporter par des digressions interminables comme un griot pris par le flux de sa propre parole. Il ne s’agit pas de briller pour un public choisi ou d’étaler une confiture culturelle pour être le premier en « culture gé’ ».

Non, Tobie Nathan aime apprendre, entend comprendre et ne souhaite rien plus que partager. Il faut le voir, à partir d’un simple nom de famille, remonter le cours d’une existence, évoquer les cousins et les origines tout en essayant d’en savoir plus pour se convaincre que ce n’est pas du chiqué. Surtout s’il s’agit de discuter avec un Béninois de Ouidah, dans ce pays du vaudou que Nathan connaît si bien.

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Cet adepte des saillies percutantes et de la provocation douce n’est pas facile à imaginer dans le corset diplomatique

On ne blague pas – si vous doutez, posez-lui la question, emmenez-le sur ce terrain qui le passionne, les marabouts, les sorciers, les crimes rituels, les sacrifices d’albinos, et vous en sortirez transformé, moins confits dans vos certitudes cartésiennes, plus ouverts à la puissance de la magie.

Essayiste, professeur, Tobie Nathan s’est aussi glissé dans les habits du diplomate : à l’Agence universitaire de la Francophonie pour les Grands Lacs (Bujumbura, Burundi), puis comme conseiller de coopération et d’action culturelle près l’ambassade de France à Tel-Aviv (Israël), puis dans la même fonction en Guinée, à Conakry. Cet adepte des saillies percutantes et de la provocation douce n’est pas facile à imaginer dans le corset diplomatique – mais il suffit de lire Les Nuits de Patience, ethno-polar inspiré par son expérience guinéenne, pour se rendre compte qu’il a su tirer profit de l’expérience. Les passages qu’il consacre, dans ce livre, à l’éphémère président guinéen Moussa Dadis Camara seraient à mourir de rire si l’histoire n’était pas venue prouver qu’il n’y avait pas franchement de quoi rigoler dans cette affaire.

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Ce pays qui te ressemble est un hymne poétique à la tolérance et au partage

« Tofa’ha, la plus jeune tante, qui s’était prise d’une véritable affection pour Jinane, demanda au Rav Mourad de lui confectionner l’amulette des accouchées, destinée à écarter Lilith, cet ange féminin de la mort. Elle le savait ergoteur, leur rabbin, mais honnête sur le fond, et surtout savant. Mais lorsqu’il voulut se dérober en disant : « Voyons, on ne peut pas lui confectionner une amulette juive ; elle est musulmane ! », les femmes poussèrent un cri de consternation : « Et pourquoi ? », d’une seule voix. « Alors, les diables, les sorciers et les microbes examinent la foi de la personne avant de l’attaquer ? » »

Hymne poétique à la tolérance et au partage, Ce pays qui te ressemble met de l’empathie dans l’orientalisme, injecte de l’amitié dans l’Histoire, accorde la musique et la littérature et célèbre l’amour en toute chose.

Pour lire l’article dans sa totalité <—

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dans Études de Janvier 2016

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Ce pays qui te ressemble

Livre de Tobie Nathan, Stock, 2015, 538 pages, 22,50 €.

 

…/… C’est également une longue et passionnée histoire d’amour, celle de Zohar et Masreya, qui est aussi celle de la communauté juive millénaire et de l’Égypte, ce pays qui la rejeta violemment en 1957. L’auteur nous plonge dans ce monde irrationnel, bigarré et truculent, avec son emphase orientale, ses rites où se mêlent croyances juives et musulmanes, pratiques religieuses et magiques, mais qui est aussi un lieu de rencontre avec l’Occident européen, alors que l’Égypte ne s’est pas encore confrontée au militarisme de la révolution nassérienne ou à la coercition religieuse des Frères musulmans, dont les germes sont déjà présents dans ce livre. Un roman dans lequel transparaissent l’ethnopsychiatre et le diplomate qu’est Nathan, mais aussi la nostalgie et l’amour qu’il ressent pour l’Égypte perdue de son enfance.

 

Etudes_janvier2016Laurent Klein

Pour lire la critique dans son intégralité <—

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Logo_LeDevoirROMAN FRANÇAIS

Les identités voisines ne sont pas toujours meurtrières

21 novembre 2015 par Guylaine Massoutre

Photo: Joël Saget Agence France-Presse Professeur émérite à l’Université Paris VII, l’ethno-psychologue Tobie Nathan est né au Caire en 1948.

…/… Professeur émérite à l’Université Paris VIII, l’ethno-psychologue Tobie Nathan est né au Caire en 1948. Auteur d’une vingtaine de titres, dont l’autobiographie Ethno-roman (Grasset), prix Femina 2012, il a critiqué Freud, a préféré le monde des guérisseurs, des marabouts, le pouvoir des fétiches et des croyances, pour comprendre rêves de vie et de mort.

Pour lire la suite de la chronique <—

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Logo_LesEchosDans les Échos du 9 novembre 2015

« Ce pays qui te ressemble » : le Caire, nid d’espoirs

par Thierry Gandillot

Tobie Nathan

Tobie Nathan

Zohar est un miraculé. Ses parents avaient peu de chances de se rencontrer et de s’aimer. Motty, son père, est aveugle. On le croit perdu pour le mariage jusqu’au jour où on lui présente Esther, une jeune fille un peu simplette qu’on dit sorcière. Et pourtant, Motty, récitant accompli du Cantique des cantiques, et Esther, la réprouvée, vont s’aimer follement dans ce ghetto juif du Caire. Aucun enfant ne naissant de leur union, il faudra le secours d’une magicienne pour qu’Esther tombe enceinte. Mais Zohar et sa mère manquent de mourir pendant l’accouchement. Et il faudra un nouveau recours à la magie.

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Tout se mêle, magie, politique, religion, amour, sexe et corruption, dans une épopée qui fait parfois penser au cycle des « Mangeclous » d’Albert Cohen. Une référence. Nathan a raté le Goncourt, Cohen aussi.

Pour lire la chronique complète <—

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Logo_JDD_2Dans le Journal du Dimanche du 1er novembre 2015

JDD1erNov_débutpour lire la suite 

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Logo_ElleDans le magazine Elle du 23 octobre 2015

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Elle-2

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Logo_ForwardUne ITW en anglais dans Forward

Why Tobie Nathan Is the Opposite of Freud

par Benjamin Ivry

October 23, 2015

Benjamin Ivry

Born in Cairo in 1948, the French Jewish author Tobie Nathan and his family were expelled from Egypt in 1957, during the anti-Jewish persecutions of the Nasser regime. Nathan is an ethnopsychiatrist, a specialist in mental illness in different cultures. He has published books on Sigmund Freud and on the Zionist leader Haim Arlosoroff, among other subjects. Nathan’s novel [“This Land in Your Likeness,” (“Ce Pays Qui Te Ressemble”](“Ce Pays Qui Te Ressemble”;Les Éditions Stock)] made the shortlist for France’s prestigious Goncourt Prize this year. A professor emeritus of psychopathology, Nathan continues to work at a center that he founded in 1993, helping migrant families. For a decade until 2012, he also served as a diplomat in Africa and was a French cultural attaché in Tel Aviv. Recently, the Forward’s Benjamin Ivry spoke with him about his achievements.

Benjamin Ivry: Michael Adams, a British journalist, wrote in 1958 in “Suez and After: Year of Crisis” that the “Egyptian government only expelled a small minority of the Jewish population of Egypt, though since that time a good many Jews have left Egypt of their own accord.”

TN-N&BTobie Nathan: Many people who say things like that don’t know the situation. In reality, when the events happened around 1956, it was like what happened in Germany after Kristallnacht. People went to each Jewish business and took them over. Soldiers followed you to your home and asked where the money was. Some deportations were manu militari [with military aid], and people were told, “You are deported.” Other people discovered that they could not work or eat, and they realized they had to go. When they left, their passports were stamped “Leave Without Return.”

—> pour lire la suite

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Logo_Parutions.comdans Parutions.com

Fantômes d’Orient

par Sylvie Koneski

Dans cette fresque de plus de 500 pages, Tobie Nathan se fait témoin et conteur, pour recréer une Égypte complexe, lumineuse, sensuelle, multiple et éternelle, soumise aux soubresauts de l’Histoire, et dont les échos sont, ô combien, actuels.

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Ce roman traduit la nostalgie d’un Orient disparu, d’une communauté millénaire déchue, d’une fraternité religieuse alors possible et d’un «vivre ensemble» désormais éradiqué. Ce conte est une ode à la terre égyptienne, à son peuple, «fils d’Adam» ou «afrit, ces diables du limon du Nil», et surtout à ses mères magiciennes et nourricières.

Tobie Nathan est romancier, essayiste et ethnopsychiatre. Ce pays qui te ressemble est son dixième roman.

—> pour lire la recension complète

Sylvie Koneski
( Mis en ligne le 05/10/2015 )

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Zohar le magnifique

Logo_Figaroà propos de Ce pays qui te ressemble

par Mohamed Aïssaoui

Le narrateur du roman de Tobie Nathan, né dans le ghetto juif du Caire en 1925, est empreint de nostalgie et passe en revue son histoire et celle de l’Égypte.

Ce n’est pas le genre de conseil que l’on donnerait souvent. Mais, commencez donc la lecture de Ce pays qui te ressemble par les quatre dernières pages. Ce court chapitre synthétise à merveille le style et le sens du récit de Tobie Nathan ; il donne une furieuse envie de se plonger au début de l’histoire de ce Zohar, le magnifique, né dans le ghetto juif du Caire.

« Si j’ai quitté l’Égypte, l’Égypte ne m’a jamais quitté. Quelquefois je pense que c’est seulement mon ombre qui est partie, alors que moi je suis resté là-bas, seul, errant, comme durant ma jeunesse… »

—> La suite…

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Tobie Nathan, une passion égyptienne

Logo_LeMondeLE MONDE DES LIVRES | 02.10.2015  •

Par Eglal Errera

CePays-obliqueAu Proche-Orient, le destin des langues est souvent plus heureux que celui des êtres. Il en va ainsi de l’arabe et du français tels qu’ils furent autrefois parlés en Egypte, notamment, et tels qu’ils permettent encore de raconter une histoire commune. De part et d’autre de la Médi­terranée, ceux qui sont restés et ceux qui sont partis écrivent des romans qui se font écho, dans la vitalité comme dans la mélan­colie.« Si j’ai quitté l’Egypte, l’Egypte ne m’a jamais quitté. Quelquefois je pense que c’est seulement mon ombre qui est partie, alors que moi je suis resté là-bas, seul, errant, comme durant ma jeunesse », écrit Tobie Nathan, né au Caire en 1948, exilé neuf ans plustard, dans son magnifique nouveau­ roman, Ce pays qui te ressemble.

Rejoignant Alaa El-Aswany, Albert Cossery, Andrée Chédid ou encore Paula Jacques, expulsée du pays, comme lui, à l’apogée du nassérisme, Tobie Nathan se fait la voix du petit peuple du Caire. L’histoire commence au bord du…

—> Pour lire la suite

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Logo_OuestFranceRomans : Juifs d’Égypte

le 24 septembre 2015

par Hervé Bertho 

Tobie Nathan, Ce pays qui te ressemble, Stock, 540 pages. © Stock  

Ce grand roman est porté par la nostalgie de l’exil.

Universitaire, diplomate, psychiatre, auteur de polars et d’essais, Tobie Nathan est ici un merveilleux conteur qui redonne vie au quartier juif du Caire où il est né voici 67 ans. C’est plein de gouaille et de magie. Les deux héros sont un enfant juif et sa sœur de lait musulmane : métaphore magnifique pour une alliance disparue. Le roman se glisse dans les pas de l’histoire de l’Égypte, écartelée entre la rigueur illuminée des Frères musulmans et les fastes décadents de Farouk, roi d’Égypte mais marionnette manipulée par les Anglais.

Tobie Nathan, Ce pays qui te ressemble, Stock, 540 pages.

Hervé Bertho.   Ouest-France  

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Égyptologie

Logo_FigMagdans le Figaro Magazine des 18/19 septembre 2015

Par Jeanne de Ménibus

Comme des reptiles ondoyants, les phrases s’enroulent autour de sa plume, gorgées d’incantations et d’invectives, de poèmes, de miel et de fiel. Elles disent tout de cette Égypte bruyante et colorée où il a grandi, avant d’en être expulsé par l’arrivée au pouvoir de Nasser. Un monde disparu, riche de son humanité plurielle, qui portait aussi en germe les dérives fanatiques d’aujourd’hui, ici mises en perspective par les talents de conteur de Tobie Nathan, venus en renfort de ses analyses d’ethnopsychiatre.

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Ce que j’ai laissé au Caire

Logo-LaCroixdans La Croix du 17 septembre 2015

par Claire Lesegretain

Ce pays qui te ressemble raconte la chute d’un monde ancien, baigné de magie, de sortilèges et de talismans, et l’avènement d’un monde moderne, divisé, violent et méfiant. Et transpire de l’amour de l’auteur pour sa terre perdue, lui qui fait dire à Zohar : « Nous autres, Juifs d’Égypte, sommes de là, de toujours. Nous étions là avec les pharaons… Nous autres, Juifs, nous sommes pétris dans la boue du Nil… Aujourd’hui, nous ne sommes plus là. Frères égyptiens, locataires du pays des vestiges, il vous reste les pyramides et quelques synagogues inhabitées. Prenez en soin ! Comment pouvez-vous vivre sans nous ? »

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Logo_L'ExpressUne interview dans l’Express du 10 septembre 2015 :

« Pour Daech, les temples sont des idoles modernes »

Propos recueillis par Christian Makarian

Réputé pour sa liberté de pensée, l’ethnopsychiatrie Tobie Nathan publie un roman voluptueusement écrit, Ce pays qui te ressemble (Stock) qui retrace l’itinéraire de son enfance égyptienne. L’occasion de l’interroger sur la folie de notre époque.

Né en Égypte au sein d’une famille juive, porteur d’un métissage culturel brutalement éradiqué, Tobie Nathan incarne un profil profondément atypique. Tobie Nathan a consacré sa vie à une spécialité à laquelle l’actualité donne chaque jour une valeur ajoutée: l’ethnopsychiatrie ou le savant mélange entre la psychologie clinique et l’anthropologie. Il publie cette semaine un roman, Ce pays qui te ressemble (Stock), une fresque envoûtante, émaillée de culture pharaonique et d’orientalité, qui retrace l’itinéraire de son enfance égyptienne. Soit la fin d’un monde et l’émergence du désordre présent à travers une galerie de portraits saisissants de vérité. Tobie Nathan signe là son plus beau livre.

Vous êtes issu d’un monde pétri de mixité culturelle. Avez-vous la sensation d’être une sorte de survivant?

 Par rapport à ma communauté d’origine, présente en Egypte depuis au moins le IIIe siècle avant Jésus-Christ, j’ai un peu l’impression d’être le dernier des Mohicans. En tout et pour tout, il doit rester dans ce pays sept vieilles femmes sur les 60000 juifs qui y vivaient jusqu’au milieu du XXe siècle. Je suis le témoin d’une communauté brusquement effacée et je veux rappeler la richesse et la complexité de ce que j’ai vu, reçu et gardé en moi. Mon roman débute en 1925; l’Egypte devient enfin une nation autonome après l’abolition du califat ottoman en 1924, alors qu’elle avait été occupée depuis l’extinction des pharaons. Après le désensablement du Sphinx au XIXe siècle – auparavant, on ne voyait que sa tête – Howard Carter obtient l’autorisation d’ouvrir le cercueil de Toutankhamon. Grâce à son passé enfin dévoilé, l’Egypte devient un sujet d’intérêt universel et ses propres habitants en prennent conscience.

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Rentrée Littéraire

Logo_FNACSur le site de la FNAC, le 9 août 2015 par Frédérique 

« Tobie Nathan est ethnopsychiatre, disciple de Georges Devereux, enseignant, thérapeute, essayiste, mais aussi romancier. Avec un tel pedigree on pourrait craindre des romans trop intellectuels, trop documentés ou didactiques, bref une littérature difficile. Au contraire, Tobie Nathan est un conteur né et sait nous entraîner dans les aventures de son héros Zohar, nous y associer au point que son récit nous tient en haleine et ne nous lâche qu’à la dernière page, et encore…

Comme Esther, nous croyons que Zohar n’est pas seulement le fils de ses parents mais aussi celui de forces plus obscures. Comme les habitants de la ruelle Haret el Yahoud, nous croyons aux prophéties de Motty, père de Zohar aveugle mais doué d’un don de voyance. Comme la plupart des protagonistes, nous apprenons à tenir compte des rêves, souvent prémonitoires, et des autres signes que le destin envoie. Tobie Nathan nous plonge dans les ruelles populaires du Caire, dont les habitants, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans sont fatalistes et superstitieux, croyant aux djinns et aux démons, enclins à rire de leurs propres malheurs comme de ceux des autres. Un monde truculent qui rappelle les romans de Naguib Mahfouz ou L’immeuble Yacoubian d’Alaa el Aswany. »

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Logo_CanardTempête sur le Nil

par Frédéric Pagès, dans Le Canard enchaîné, 26 août 2015.

« « Nous autres, Juifs d’Égypte sommes la depuis toujours, depuis les Pharaons, les Grecs, les Romains (… ) Comment les Égyptiens peuvent-ils vivre sans nous ? »

Tobie Nathan, qui a laissé là-bas ses ancêtres, raconte ce tohu-bohu dans un style goûteux et parfumé, savoureux comme des beignets de fèves. »

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Logo_LePointLa fulgurante Égypte de Tobie Nathan

Par Sixtine Lys dans Le Point du 23 août 2015

L’Égypte de Tobie Nathan est prodigieuse. Elle est brûlante, amoureuse, intrépide. Elle est faite d’hommes et de femmes, de mères et de pères, de rois enfants et de soldats britanniques. Elle est faite d’Égyptiens, d’étrangers et d’apatrides. D’Arabes, de Juifs, de Coptes. De dattes, de biscuits, de pain. Elle est faite du Nil, des pyramides et des palais. De magie et de tragédies.

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Logo_LireLe fil(s) de l’histoire

C.F. dans LiRE, Septembre 2015.

« Parfois, on croît apercevoir l’ombre bienveillante de l’écrivain Albert Cossery dans ce livre de Tobie Nathan. Mendiants et orgueilleux marchent derrière lui dans les petites rues du Caire, cherchant l’ombre et le repos. Esther la flamboyante fait partie de ce peuple, née dans le ghetto juif au début du xxe siecle. Mariée à Motty, elle s’avance telle une reine en espérant avoir un jour le fils dont tous les couples rêvent, au point de supplier les sorcières d’exaucer son vœu. Après des années d’impatience, l’enfant naît, en 1925, le jour même ou les archéologues anglais ouvrent le sarcophage de Toutankhamon. Il s’appelle Zohar, fils « d’une mère possédée par les diables et d’un père aveugle », et représente ce pays de Farouk, de Nasser, des Juifs expulses et des Frères musulmans A travers Zohar, c’est le monde d’hier et celui de demain que le romancier nous décrit, la terre des pharaons prise entre sortilèges et raisons, violence et exil. Ce pays qui te ressemble est une saga historique et populaire qu’on lit sans lever la tête, mais aussi une fiction qui décrit les strates du temps, les métissages et les enracinements. Rigoureux et romanesque, ce livre accompagne la marche du temps… »

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CePays-obliqueLogo_transfugeL’Égypte au coeur

L’écrivain et professeur de psychologie Tobie Nathan, né au Caire, signe un livre lyrique et beau sur l’Égypte d’hier, Ce pays qui te ressemble.

Par Marc Sefaris — dans Transfuge, Septembre 2015

C’est surtout une magnifique histoire d’amour, des pages enflammées, poétiques, des effusions, vivifiées par les réminiscences du Cantique des Cantiques et des grands poètes arabes. Dans Ce pays qui te ressemble, c’est finalement la beauté qui est à l’honneur, la beauté parfois « plus forte que la violence », la beauté, « cette qualité étrange qui laisse penser que le monde obéit à un ordre invisible ».

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