Tobie Nathan, le bienveillant

Vincent_Josse

Dans l’émission de Vincent Josse : « Le Grand Atelier »

logo_FranceInter à réécouter sur France Inter

Tobie Nathan est l’un des héritiers de Georges Devereux, fondateur de l’ethnopsychiatrie. Il a été le premier à créer, en 1979, une consultation d’aide psychologique aux familles de migrants. Depuis, dans le monde entier, il ne cesse de dialoguer avec les esprits. Dans le Grand Atelier, il s’est installé.

Depuis plus de 40 ans, ce psychologue pratique l’ethnopsychiatrie. Il écoute, tâche de comprendre et d’aider l’étranger, en prenant en compte son environnement, sa culture, sa religion et sa langue. Au fond, il se met à sa place, lui, le petit garçon juif expulsé d’Egypte en 1957, découvrant la France à 10 ans, à Gennevilliers.

Son sujet principal, ce sont les migrants, mais aussi, les jeunes tentés par la radicalisation, objets de son dernier livre, Les âmes errantes. Il est aussi spécialiste des rêves.

Outre ses livres, il y a ses chroniques sur les objets du quotidien dans une revue de philosophie et si vous souhaitez l’approcher, rendez-vous dans atelier d’écriture parisien, dans le 5e arrondissement ; là-bas, il conseille des apprentis écrivains.

Bref, il est séduisant, ce savant accessible, ce grand espiègle aux yeux rieurs, cet « honnête homme » qui s’intéresse à l’autre…

Vincent Josse

Les invités de Tobie Nathan

  • Simon, Jean-Claude, Renaud, Olivier… Reportage dans la friperie Chez Simon’s avec ses habitués.
  • Alexandre Lacroix, auteur et directeur de la rédaction de Philosophie Magazine. Il enseigne l’écriture créative à Sciences-Po Paris.
  • Reportage à l’école d’écriture Les mots pendant l’atelier de Tobie Nathan. L’école « Les mots » propose des stages et des ateliers d’écritures encadrés par des professionnels et des écrivains.
  • Reportage d’Elsa Daynac : l’exposition Malick Sidibé, Mali Twist à la Fondation Cartier avec André Magnin, le commissaire de l’exposition.
  • Antoine Vitkine, journaliste, écrivain français et réalisateur de documentaires. Son dernier documentaire : Magda Goebbels : la première dame du IIIe Reich diffusé le mardi 21 novembre sur France 2 à 22h.
  • Alain Kruger, journaliste et producteur de l’émission On ne parle pas la bouche pleine, sur France Culture.
  • Abou Diarra, chanteur et joueur de n’goni (harpe guitare malienne), dernier album : Koya.
obie Nathan (troisième en partant de la gauche) avec ses amis de la friperie "Simon"s"

 

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10 sur 28 minutes

28'

Le jeudi 26 novembre, sur Arte, dans le magazine « 28 minutes »…

Logo_ArteIl fut l’un des finalistes du Goncourt. Tobie Nathan explore ses racines égyptiennes dans Ce pays qui te ressemble, une ode au multiculturalisme. Mais l’auteur à succès est aussi psychlogue, spécialiste d’ethnopsychiatrie. Avec lui, nous tâcherons de comprendre les ressorts intimes qui régissent les actes des terroristes, l’influence de la terreur sur le psychisme et les moyens, pour les survivants et les témoins, de se reconstruire.

DémarVideoLe professeur de psychologie et écrivain Tobie Nathan est notre invité, ce soir…

Une conférence sur la passion amoureuse

Dans le cadre des conférences de l’Université permanente, l’écrivain et professeur de psychologie Tobie Nathan revient sur la passion et sur les moyens de rendre l’autre amoureux.

TN-Nantes

pour visionner la conférence

« On ne tombe pas amoureux au gré des rencontres, charmé par un corps harmonieux, un doux visage ou une belle âme, mais parce qu’on a été l’objet d’une capture délibérée. Objets magiques, philtres, parfums, prières, rites, paroles ésotériques, nourritures ou boissons préparées… je focalise ici mon intérêt sur les innombrables manières de faire et sur leurs modes d’action et d’efficace, sur les théories qui les gouvernent, sur les mondes qui les abritent… » Tobie Nathan.

Référence bibliographique :
Amoureux?moyPhiltre d’amour – Comment le rendre amoureux ? Comment la rendre amoureuse  ? Paris, Odile Jacob, 2013 sortie en poche en 2015.

De la chose et de l’objet

Pommier2… en contribution à une théorie générale de l’influence thérapeutique

En psychologie, la psychothérapie occupe une place singulièrement paradoxale, à la fois suspecte et prometteuse. Suspecte, puisqu’elle parvient difficilement à soumettre ses énoncés à la rigueur ayant cours dans les autres champs (expérimentation, évaluations quantitatives); suspecte d’être seulement un avatar de l’hypnose de music hall malencontreusement égarée à l’université . Mais prometteuse aussi, car parmi les activités du psychologue, celle qui ressemble le plus aux domaines des sciences dures du fait qu’elle est avant tout une technique et se doit donc de soumettre à l’analyse les actions du chercheur qui est aussi, dans ce cas, le thérapeute – les soumettre à l’analyse, non par jeu ou pour obéir à quelqu’impératif abstrait de rigueur, mais par nécessité clinique. Agir en thérapeute implique que l’on peut au moins s’expliquer sur la raison de son action.

Article à lire ici : <—

Tobie Nathan

Déjeuner avec Aphrodite

VanityTitre

conversation

 

couvertureVanityOn mangera des coquilles Saint-Jacques, naturellement, arrosées d’un petit vin grec résiné…

Dans le N° 9 de Vanity Fair, de février-mars 2014

 

Dans son dernier livre, Philtre d’amour, Tobie Nathan levait le voile sur les mystères de l’amour. Aphrodite, la déesse grecque l’a appelé au téléphone pour régler la question… Et elle n’était pas contente !

Vanity Fair N° 9

 

dessinVanity

L’étranger

Letrangeren librairie depuis le 12 février :

L’étranger

ou le pari de l’autre

de Tobie Nathan

www.autrement.com

© Éditions Autrement, Paris, 2014.

Extraits de l’avant-propos :

J’ai voulu ici parcourir la notion d’étranger du point de vue d’autres mondes…

La connaissance de ces « autres », de leur écologie, de leurs modes d’existence, de leurs intentions, de leurs exigences, passionne littéralement les humains. Mais les explorations auxquelles se livrent ceux des mondes éloignés prennent des chemins très différents des nôtres. Lorsqu’ils entreprennent une investigation de l’altérité, ils savent que l’esprit seul ne peut suffire. Pour appréhender un autre qui n’est pas un semblable, il faut lui céder notre corps et notre âme, du moins le temps de la rencontre.…/…

LogoAutrementExtraits de la conclusion :

Pour recevoir les étrangers dans leur différence – non comme des semblables habitant ailleurs, mais comme des autres –, il nous faut garder à l’esprit ces quelques lois d’hospitalité.

Les lois d’hospitalité qui vont suivre ici découlent du constat de la différence. Ceux qui la nient seront possédés par la question de l’altérité, obsédés, incapables dès lors de penser par leurs propres moyens.

L’hospitalité se décline le long d’une cascade de questions que l’on peut poser ou, mieux encore, que l’on garde par-devers soi comme préalables indispensables, n’ayant de cesse d’y apporter une réponse.

– Qui es-tu ? Quel est ton être ? Autrement dit : quel changement dans le monde produit ton existence. En un mot : quel est ton nom ?

– Qui es-tu ? Qui est ton père ? Comment désigne-t-on ton ancêtre ? Non pas ton grand-père, le grand-père de ton grand-père, non ! Ton ancêtre ! Celui à partir duquel tu déclines les générations.

EtrangerBiche– Qui es-tu ? Quel est ton dieu ? Quelle est ta foi ? Quels sont les invisibles qui t’accompagnent ? Je connaîtrai ainsi les rails dont tu peux dérailler, mais aussi les chemins qui te traversent.

– Qui t’envoie jusqu’à moi ? Est-ce ta famille, ton groupe, ta nation, quelque invisible ? Dans quelle bouche a résonné mon nom ? Dans quel espace s’est répandu son écho ?

– Pourquoi viens-tu ? Qu’est-ce qui t’amène ici ? J’admets volontiers que tu ne saches d’emblée répondre à cette question. Accepte de la parcourir avec moi. Aide-moi à expliciter tes intentions.

Et voici la dernière des lois de l’hospitalité qui, à l’analyse, englobe toutes les autres : accueillir les étrangers, non par bonté, ni par humanité, ni en vertu d’une morale ou d’un commandement transcendant, mais comme on reçoit un signe, un message…

Dans la presse…

logoPhiloMag

L’ethnopsychiatre Tobie Nathan n’est pas du genre à se laisser piéger par un mot. Dîtes « étranger » et il balaie d’un trait les histoires de frontières, de papiers, de culturalisme vs. universalisme, etc. Ce ne sont que de faux problèmes dans un monde qui « regorge de semblables ». L’étranger radicalement autre, voilà le coeur du sujet de l’altérité. Tobie Nathan s’est donc aventuré chez les aliens, les djinns, les djinns, les esprits, ces autres véritables auxquelles les pensées traditionnelles savent demander : qui es-tu ? D’où viens-tu ? Pourquoi viens-tu ? Et nous voilà en pleine science fiction avec créatures à ventouses, phénomènes inexpliqués, panique de la science, ethnopsychiatre à la rescousse, le tout entrecoupé de réflexions issues d’un vieux mémoire de philosophes constructivistes. La démarche est risquée et l’auteur y avance à sa manière : oblique, érudite, avec de brusques plongées dans les abysses. Le résultat est, forcément, singulier.

Catherine Portevin dans Philosophie Magazine N° 72, mars 2014

TN-ancêtres-moy

Les nuits de Patience

Patience-couven librairie le 7 mars prochain,

mon dernier thriller,

un thriller psy, africain, mystique, et pur :

Les nuits de Patience

4ème de couverture :

TN-Aug« Mais les esprits, ces fragments de création qui continuent chaque nuit à naître des ténèbres, ceux qu’il faut bien appeler “djinnas authentiques”, qui ne se sont pas commis jusqu’à devenir des divinités, ceux dont l’existence fait aujourd’hui encore monter la sève dans la tige des arbres, qui arrondissent les fruits mûrs et les ventres des femmes, interfèrent toujours dans la vie des humains à la demande des sorciers. On dit que le pays où ils sont les plus nombreux s’appelle de leur nom, Djinnée, qu’on prononce aujourd’hui Guinée. En toute logique, c’est aussi le pays où l’on trouve le plus de sorciers. »

Venue en France poursuivre des études mais chassée par sa famille, la jeune Patience est confiée au psychologue Ernesto Sanchez, à qui elle avoue qu’elle « sort la nuit et mange les gens ». Comment croire une chose pareille ? Religieux, exorcistes, politiciens, simples villageois ou migrants, autant de gens pour qui la sorcellerie n’a pourtant rien d’une vague superstition folklorique. Car la sorcellerie, et donc les sorciers, servent avant tout… à tuer.

chez Rivages-Thriller, mars 2013