• La terreur et comment s’en défaire…

TN_SagetLa terreur, mot puissant, fort connu dans notre langue puisqu’il en vint à désigner un régime politique, comme chacun s’en souvient, durant la Révolution Française. On pourrait le définir ainsi :

Émotion au delà de la peur, qui s’empare de tout l’organisme, paralysant en une même déferlante l’âme et le corps — la terreur, ce monstre qui jette à terre, qui terrasse

Il est connu que la terreur s’annonce ; elle s’enfle de ses porte-paroles. Elle s’élance en avant, précède les armées, envahit les âmes par sa simple pensée, la seule évocation de son nom. Annonçant des souffrances indescriptibles, la terreur annihile les capacités de penser et d’agir. Ainsi, dit-on, la seule annonce de l’arrivée des armées de Gengis Khan répandait la terreur, non seulement dans les rangs de l’armée ennemie, mais dans toute la population.

Le terrorisme est le déclenchement délibéré par un pouvoir politique ou par un groupe de pression, d’une sensation permanente de terreur pour atteindre des objectifs politiques.

C’est par la terreur que le régime politique s’impose ; c’est aussi par la terreur que le terrorisme parvient à ses fins, qui sont toujours de nature politique.

Il est indispensable de rappeler ici que la terreur en tant que régime politique, tout comme le terrorisme en tant que stratégie tirent leur efficacité de la manipulation des fonctionnements psychologiques de l’ennemi ou, si l’on veut, de la cible. C’est donc en présupposant chez chaque personne de la population à atteindre, des fonctionnements psychologiques connus, que s’installe la terreur.

Il faut en conclure que la terreur est, stricto sensu, une action psychologique dont l’effet attendu est politique.

Le terrorisme étant une arme psychologique, doit être combattu par des moyens psychologiques : l’intelligence de l’autre et l’intelligence du monde.

TN

(Cf T. Nathan et N. Zajde, Psychothérapie démocratique. Paris, Odile Jacob, 2012)Psydemocr-moy

 

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