• La Nouvelle Interprétation des rêves

La Nouvelle Interprétation des rêves, Editions Odile Jacob, Paris, 2011, 250 pages.

4ème de couverture

« Chacun d’entre nous rêve, et probablement de quatre à cinq fois par nuit. Mais un rêve qui s’évanouit est comme un fruit qu’on n’a pas cueilli. Un rêve qui n’est pas interprété est comme une lettre qui n’a pas été lue.

Toi qui rêves, mon frère, ne raconte pas ton rêve à un inconnu; ne laisse pas quelqu’un dont tu ignores les intentions énoncer des vérités sur toi à partir de ton rêve. Car le rêve se réalisera à partir de la parole de l’interprète.

J’ai voulu écrire ce livre comme un guide d’interprétation des rêves, pour aider chacun d’entre nous dans les moments difficiles qu’il nous arrive de traverser.

Ce livre est constitué de ma propre expérience de thérapeute, au cours de laquelle il m’est souvent arrivé, comme à la plupart de mes collègues, d’interpréter des rêves. Formé à la psychanalyse, j’ai toujours été convaincu que le rêve appelait par nature une interprétation. Rêver, c’est toujours et partout recevoir une interprétation!

J’ai également cherché, dans ce livre, à croiser les données les plus récentes des disciplines les plus variées comme la neurophysiologie du rêve, la psychophysiologie, l’anthropologie sur le traitement traditionnel du rêve dans différentes cultures, la psychanalyse, mais aussi la mythologie » T.N.

Une toute nouvelle interprétation des rêves.

En quelques mots :

La nouvelle interprétation des rêves de Tobie Nathan est un petit livre plein d’idées qui se lit comme un roman. Une révolution dans la perception – qui date de Freud – de l’interprétation des rêves. Un livre qui offre des propositions nouvelles, dont chacun peut se saisir.

S’appuyant tant sur les grands classiques de l’antiquité que sur les travaux scientifiques récents, Tobie Nathan fournit les clefs permettant de comprendre

1) Comment fonctionne un rêve…

2) À quoi sert de rêver – rêver durant le sommeil serait une manière de résister à l’uniformisation du moi qu’exige la socialisation durant la journée. Ainsi, le rêve serait-il une sorte de réinitialisation du moi, de résistance à la contrainte sociale. Un rêve pour que chaque matin, ce soit à nouveau moi qui me réveille.

3) La différence entre le cauchemar et le rêve. Le cauchemar nous prévient d’un danger que nous n’avons pas pu ou voulu voir (problème dans le couple, la famille, problème au travail, souvent, problème politique, problème financier, problème de santé, etc)

4) À qui peut-on raconter son rêve; à qui on NE doit-on SURTOUT pas le raconter…

5) Comment interpréter les rêves ;

6) Chaque rêve est unique parce que chaque rêveur est unique. Il n’y a pas de symbolisme ni de décodage automatique universel. Comprendre un rêve, c’est construire la pensée propre à chaque rêve.

7) Un rêve nous parle de l’avenir, de notre avenir et jamais du passé…

8) il faut quelqu’un pour décoder son rêve, car un rêve est une aide pour sa propre vie ; il est un guide pour soi-même et pour son entourage. Pas d’interprétation du rêve sans interprète des rêves.

Tobie Nathan donne des exemples de la place et de l’interprétation des rêves dans les différentes cultures : chez les Grecs anciens, chez les Psychanalystes, chez les Neuro-physiologistes, en Afrique, chez les Indiens d’Amérique du sud, chez les Australiens, chez les Musulmans, chez les Juifs, chez les Chrétiens, etc… il raconte les grands interprètes de rêves classiques autant que les shamans et les voyants.

Anglais

The New Interpretation of Dreams

“A dream that has not been interpreted is like an unread letter,” according to one of the treatises of the Talmud.

For a long time, it was thought that psychoanalysts were dream specialists, and Freud himself regarded The Interpretation of Dreams as his seminal work. But Freud never revised the general principles that he defined in 1899, and no psychoanalyst since then has made new propositions to the Freudian postulates concerning methods of dream interpretation. Today, the majority of researchers working on dreams are neurophysiologists, who completely exclude any notion of interpretation. So the issue remains intact and is far from being resolved.

While conceding that dreams constitute a physiological reality, Tobie Nathan argues that they cannot be regarded as the hallucinatory fulfilment of the dreamer’s repressed wishes, as is generally claimed. So do dreams serve any purpose? Do dreams have any meaning? Nathan returns to these age-old questions and examines them with the audacity and originality that he is known for. In the process, he draws on recent findings in the neurosciences, on the teachings of psychoanalysis — as well as on the lessons of the Talmud.

Tobie Nathan est professeur de psychologie à l’Université Paris-VIII. Il est le représentant le plus connu de l’ethnopsychiatrie en France. Il a notamment publié « L’Influence qui guérit », « Psychanalyse païenne » et « Psychothérapies », qui ont été de très grands succès.

pour écouter une interview de Tobie Nathan sur le rêve —> cliquer ici

Annonce

—> Un indiscrétion — dès le 29 novembre 2010…

Tobie Nathan publiera en janvier prochain aux éditions Odile Jacob un livre dont le titre hérissera à coup sûr les gardiens sourcilleux de l’école freudienne de psychanalyse : L’Interprétation des rêves. Ethnopsychiatre éminent, conseiller culturel près l’ambassadeur de France à Conakry, l’auteur y explique le fonctionnement des rêves et donne des exemples de leur interprétation chez les Grecs anciens, en Afrique, en Amérique du Sud, chez les musulmans, mais aussi chez… les psychanalystes !

Critiques

Un interview dans le N°36 de Libération NEXT

par Cécile Daumas,

La fabrique des rêves

Avec la Nouvelle interprétation des rêves, le pape de l’ethnopsychiatrie, Tobie Nathan, livre sa théorie loin des canons freudiens : les songes ne relatent pas le passé mais sont « les brouillons de nos lendemains« . Rififi chez les psy.

Adieu Freud et sa théorie du rêve expression d’un désir refoulé ! N’ayant pas peur de s’attaquer aux idoles, Tobie Nathan, un des pères de l’ethnopsychiatrie en France, remastérise le sens des rêves. Dans un livre publié chez Odile Jacob, ambitieusement nommé La Nouvelle Interprétation des rêves…

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Le rêve, signal d’alerte

Un siècle après L’Interprétation des rêves (1899) de Freud, il peut sembler audacieux d’en proposer une version « nouvelle ». Le défi est brillamment relevé parTobie Nathan, et permet de mesurer l’innovation que constitue l’ethnopsychiatrie. Cette discipline, qu’il a fondée à la suite de Georges Devereux (1908- 1985), propose en effet de traiter les troubles mentaux à partir de la culture des patients. Elle substitue au discours savant sur l’inconscient un dispositif d’enquête collective sur les êtres qui apparaissent dans le trouble. Conséquence : là où la psychanalyse voit dans le rêve un ensemble de symboles à décoder, l’ethnopsychiatrie décèle un signal d’alerte appelant une forme de prédiction.

Au départ de ce renversement, un constat : l’hypothèse de Freud selon laquelle le rêve exprime de façon codée un désir inconscient ne rend pas compte du cauchemar. Comment comprendre le sentiment d’oppression qu’il suscite et la vivacité avec laquelle on s’en réveille, sinon comme la perception d’une agression cachée ? Le corps serait capable, selon Nathan, de se défendre contre l’agression dans le cauchemar, d’où l’érection du pénis et le mouvement des yeux qui l’accompagnent. Il faut en conclure que le rêve n’est pas un message à déchiffrer mais une action à poursuivre.

Une telle hypothèse est à la fois très ancienne et très neuve. Nathan la retrouve dans La Clé des songes d’Artémidore, grand classique d' »onirocritique » datant du IIe siècle, mais aussi dans les traditions musulmane et juive. Elle est confirmée par la récente neurophysiologie, qui montre que le « sommeil paradoxal » est une période d’intense activité cérébrale et de faible tonus musculaire, permettant au cerveau d’explorer des possibles et de régénérer ses cellules. Tobie Nathan en déduit une nouvelle responsabilité pour celui qui interprète les rêves : il doit poursuivre dans l’interlocution un mouvement esquissé dans le rêve, ce qui l’oblige à saisir les éléments signifiants dans la culture de celui qui le consulte. Ce livre propose ainsi une réjouissante critique du « culte du quiconque » qui applique aux rêveurs une grille d’interprétation toute faite, au détriment de leur singularité •

Frédéric Keck

—> Une critique dans Cerveau & Psycho, N° 45, mai-juin 2011

Dans cet ouvrage passionnant, Tobie Nathan s’appuie sur les données neurophysiologiques récentes tout en puisant dans le savoir des Anciens (grecs, juifs, musulmans) et des cultures africaines pour élaborer une proposition saisissante : le rêve est le garant de l’identité unique du rêveur. « Brouillon du lendemain », il est tourné vers l’avenir plutôt que vers le passé. Dispositif biologique de lutte contre cette érosion de soi que produit inéluctablement la vie en société, il est pensée totalement libre, production d’hypothèses sur le devenir possible du rêveur. Et la condition de sa réalisation dans le monde réel est son interprétation par un autre que soi. Tout l’art de l’interprétation va consister à comprendre l’univers spécifique du rêveur, sa singularité dans son univers socioculturel, son métier, sa langue, sa religion, ses coutumes, afin de l’interpréter au plus près de sa réalité. Illustré par des exemples cliniques surprenants, voilà un livre à la fois dense et accessible, qui fait penser et rêver.

Catherine Grandsard, Université Paris 8

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Une notule dans La Recherche de mai 2011

La Nouvelle Interprétation des rêves de Tobie Nathan, paru chez Odile Jacob, 201 1, 256 p, — 21,90 ¤

Qui n’est pas intrigué par les rêves ? Dans cet ouvrage, le professeur de psychologie Tobie Nathan se penche sur leurs différentes caractéristiques : qu’est-ce qu’un rêve ~> Comment peut-on classer les différents rêves ? À quoi servent-ils ? Et surtout, comment les interpréter ? Fort de son expérience de thérapeute, l’auteur fait le tour de ces questions dans ce livre destiné à aider ceux qui cherchent à comprendre leurs rêves.

—> Une notule dans Marie France d’avril 2011

Nos rêves et nos lendemains

Dans sa Nouvelle Interprétation des rêves (Odile Jacob) l’ethnopsychiatre Tobie Nathan les identifie non pas comme des restes de la veille, mais comme les « brouillons de nos lendemains ». Alors que Freud considérait les songes de nudité comme l’expression d un désir exhibitionniste refoulé, Tobie Nathan les perçoit comme le symbole d’un défi que l’on se lance a soi-même. Rêver que l’on se présente nu a un entretien d’embauche peut signifier que l’on ne se sent pas tout à fait a la hauteur mais que l’on a pris la résolution de surmonter ses lacunes. Y être attentifs nous permet d’être plus créatifs…

—> LE COUP DE COEUR D’AUDE LANCELIN

Le Nouvel Observateur du 3 mars 2011

Faisons un rêve

Notre culture ne concède qu’une place dérisoire aux rêves. Insignifiantes scories de l’activité cérébrale nocturne pour nombre de scientifiques, ils sont au contraire pour la psychanalyse l’expression de désirs refoulés. Une vision encore trop réductrice aux yeux de l’ethnopsychiatre français Tobie Nathan, qui se fait fort de compléter la théorie freudienne en recourant aux « clés des songes » transmises par l’Antiquité ou aux approches talmudiques et chamaniques. Etrange concession à des pratiques rituelles obscurantistes ? L’ouverture de Tobie Nathan à des vérités disparates lui a pourtant permis de sauver psychiquement des individus, au Kosovo par exemple, où les cauchemars post-traumatiques furent nombreux après la fin de la guerre. Souvent vue en digestion des événements de la veille, l’activité onirique serait plutôt à envisager « en brouillon du lendemain », telle est l’une des fortes hypothèses de « la Nouvelle Interprétation des rêves ». Quiconque vit sans jamais se soucier d’interroger ses rêves ne vit donc qu’à moitié et se met même intimement en danger, insiste l’auteur. Une raison parmi d’autres de se plonger dans ce beau livre, humain et mystérieux, où les découvertes les plus récentes de la neurophysiologie côtoient les cultures divinatoires sophistiquées du Bénin et la sagesse du Zohar.

La Nouvelle Interprétation des rêves, par Tobie Nathan, Odile Jacob, 252p., 21,90 euros.

—> CULTURE ENTRETIEN

Le Monde des Religions, mars-avril 2011

Tobie Nathan
Psychanalyste et écrivain

« Le rêve renseigne sur notre devenir. C’est un guide pour notre destin »

S’il a fait ses oeuvres académiques en France, le psychanalyste embrasse les cultures. Diplomate à l’ambassade de France en Guinée depuis deux ans, Tobie Nathan est nomade et « onirocrite » (interprète de rêves). C’est l’un des représentants majeurs de l’ethnopsychiatrie, qui s’appuie sur trois disciplines habituellement cloisonnées – la psychanalyse, la neurophysiologie et l’ethnologie -, afin de considérer le patient dans son univers familial et culturel. Dans son ouvrage, La Nouvelle Interprétation des rêves, le rêve réenchante l’homme, le ramène à sa réalité et lui construit un destin.

Le rêve peut-il constituer une ouverture de la conscience de chacun, pris dans le flot des événements quotidiens?

Je dirais plutôt que c’est une aide à la décision. On est constamment obligé de faire des choix. Qu’est-ce qui peut nous aider? Celui qui renseigne sur notre devenir, c’est bien le rêve. C’est un guide pour notre destin. Vous avez la tête pleine d’informations et de constructions provisoires, le rêve dans la nuit démonte tout et refait une autre proposition, vous propulsant en avant. Dans cette multitude de propositions, il y a bien évidemment votre destin. L’interprète aide à cela. On le voit très bien dans le rêve de Joseph (l’un des douze fils de Jacob), quand il dit à Pharaon qu’il faudra monter des greniers à blé qui serviront dans sept ans. Mais il fait bien davantage encore, il lui propose un projet; un projet grandiose, lui dessinant un destin pour les dix prochaines années, qui assurera la prospérité de son empire et son accroissement. Ce qui est magnifique, c’est que Pharaon s’y emploie.
Avec l’exemple de Joseph, traducteur des rêves de Pharaon, comment la figure de l’interprète naît-elle de celle du prophète?

L’interprétation du rêve de Pharaon par Joseph est la plus accomplie que je n’ai jamais lue dans aucun texte. Elle est parfaite aujourd’hui encore. D’abord, c’est un rêve de monarque, un rêve de responsable politique, donc cela concerne tout le monde. Joseph dit quelque chose de tout à fait vrai :

« Deux rêves dans la même nuit sont le même rêve. » On fait environ quatre ou cinq rêves dans une nuit, mais on ne se souvient que d’un, deux au maximum. Parce qu’un rêve fonctionne ainsi, il essaie une solution et s’il en est satisfait, il réessaie, jusqu’à ce qu’il parvienne à la formulation onirique la plus convenable à ce moment précis.

Joseph interprète le rêve de Pharaon. Gouache sur bois de James Tissot, vers 1896-1902. Musée juif de New York (États-Unis).

On se souvient de celui-là. Or, Joseph essaie de comprendre ce que le rêve résout, non pas ce que le rêve désigne. Lorsque Freud analyse un rêve, il voit ce qu’il révèle, quels en sont les signes, alors que Joseph voit ce que le rêve propose, pour l’avenir. À partir de cette proposition, il en déduit le problème qui est en train de se poser. Comme si Pharaon avait compris que les périodes de famine allaient dévorer les périodes d’abondance. Joseph ne s’arrête pas là, il dit : « À la famine qu’il y aura, voilà la solution que je propose, elle est dans ton rêve. » C’est pourquoi les deux rêves sont la même chose. Dans l’un, les vaches mourront à cause de la famine, mais on pourra y remédier en stockant le blé. C’est dans la deuxième partie du rêve que des épis de blé avariés dévorent les bons épis. Joseph traduit qu’il faut stocker. Les proches de Pharaon ne donnent que des explications, c’est pour cela qu’ils sont mauvais. Lui apporte une solution. Ainsi, Joseph apparaît de manière prophétique, car le sous-texte est le fond de l’affaire: Dieu l’aide pour offrir une solution au peuple juif.

En quoi le rêve est, non pas antagoniste de la réalité, mais transformateur continu du réel ?

Évaluer, expliquer, analyser des pulsions ne m’intéresse pas. Et puis les pulsions, ce n’est pas moi, c’est ce qui me traverse. En revanche, si vous me dites ce qu’il va m’arriver, c’est moi. Cette position redonne une place à l’âme dans son parcours existentiel. La fonction la plus essentielle du rêve se trouve là. Une âme, c’est l’autonomie qui m’anime en propre, avec une pensée n’appartenant qu’à moi. Le rêve ressource cette partie de soi. Si je ne me permets plus de rêver, je deviens identique à mon voisin. La mission d’interprète de rêves est d’aider à ce ressourcement, et rien d’autre. Ni à dénoncer des pulsions, ni à déceler des choses cachées.

« En prononçant une prédiction, dites-vous, l’onirocrite assume ses responsabilités, prenant nécessairement conscience que sa parole contribue à la survenue de l’événement. » Quelle position cela implique-t-il pour l’interprète?

Le rêve contribue à la réalité, il compte parmi les facteurs d’une situation à venir. C’est pourquoi les thérapeutes n’ont pas toujours bien conscience des responsabilités qu’ils prennent. Celui qui offre une interprétation tournée vers l’avenir prend des risques. Entre l’interprète et le rêveur, la responsabilité doit être partagée. Si je fais de la divination, on peut prouver que j’ai tort, je prends donc des risques. Si je ne fais qu’épingler un problème, il n’y a rien à prouver. De loin, je préfère un interprète de rêves qui se risque. Prendre l’ascendant sur quelqu’un en lui disant des choses sans se mettre en risque soi-même, c’est à mon sens immoral. On ne devrait pas se laisser expliquer, mais s’aider à devenir soi.

Vous parlez de Dieu, de l’âme, du destin dans votre ouvrage. Placez vous du sacré, longtemps éclipsé, dans l’interprétation des rêves?

Absolument, c’est l’autre critique que je ferais, non pas à Freud, mais à l’ensemble de la psychologie scientifique. On a éradiqué le rêve des êtres, en l’expulsant, comme si on ne savait pas quoi en faire. Or, le rêve est un lieu dè rendez-vous, on y rencontre les morts, on peut parler avec eux parfois, on reçoit des informations, on rencontre des esprits, des diables, des démons. Dans les autres cultures, cela existe toujours. Si toutes ces cultures en ont parlé, c’est que les rêves ont une fonction et je n’ai pas envie de la perdre. Je vis en Guinée: là-bas, les gens parlent de leurs rêves, ils prennent ça très au sérieux. J’ai toujours été attentif à la cohérence du monde de mes patients, dont beaucoup de Maghrébins, d’Africains. Les enfermer dans l’irrationalité comme le faisaient les psychanalystes européens est trop simple. Ma question est: en quoi ont-ils raison ?

• Propos recueillis par Céline Chadelat

BIBLIOGRAPHIE CHOISIE
• Qui a tué Arlozoroff? (Grasset, 2010).
• Mon patient Sigmund Freud (Perrin, 2006).

—> Nos rêves nous reconstruisent

II faut avoir la hardiesse d’un Tobie Nathan pour publier un livre titré « La Nouvelle Interprétation des rêves ». Pour oser se confronter a la statue du Commandeur qu’est devenu Freud, dont l’ouvrage princeps L’Interprétation des rêves (1899) – et la notion de désir refoulé – a connu le succès que l’on sait. D’emblée, le professeur de psychologie exprime d’ailleurs son propre cauchemar : « J’ai souvent voulu écrire ce livre mais […] j’avais peur, je l’avoue, peur des jugements, des anathèmes, des excommunications… ». Une fois cette appréhension surmontée, le livre peut se déployer. El sa force est certaine, sa poésie aussi : « le rêve est vie », « monde en devenir », pris entre « l’insensé, l’aléatoire et le sacré ». On comprend vite que l’auteur ne suivra pas la conception « d’abord philosophique, aujourd’hui scientifique » selon laquelle la recherche de signification est une illusion. Au contraire, selon lui, loin d’être aléatoire, le rêve « se construit sur des concepts ». Il pourrait coïncider, pendant le sommeil paradoxal, avec un moment de « reprogrammation génétique » qui restaure la personne dans sa singularité (sur cette hypothèse du neurobiologiste Michel Jouvet, une interview dans S et A. en 1996 est citée p. 159 !). Surtout, le rêve « véhicule à la personne un message » auquel l’interprétation permettra « d’advenir ». L’interprète, dont le rôle est crucial, fait office d’accoucheur de lendemains ». Ici, l’ethnopsychiatre enjoint à la prudence : ne pas céder aux sirènes des charlatans… flanqués de leurs dictionnaires de symboles ! Il n’existe aucune « grille universelle » d’interprétation, martèle cet admirateur d’Artémidore de Daldis, célèbre onirocrite grec. D. J. L.

—> Tu rêves ? Non, je pense !

par Frédéric Pagès

dans Le Canard Enchaîné du 16 février 2011

—> Rêveur, ne raconte pas ton rêve à un inconnu !

par Anne-Muriel Brouet dans la Tribune de Genève,
le 4 février 2011

Le titre ne fait pas dans la modestie: La nouvelle interprétation des rêves. Il donne l’impression qu’il y a eu Sigmund Freud puis, 111 ans plus tard, Tobie Nathan qui vient en nouveau père de la psychanalyse. L’ethnopsychiatre français avoue son ambition de réactualiser ce que Freud a écrit il y a un siècle, tant à la lumière des derniers développements de la psychanalyse qu’en plongeant dans les textes millénaires des civilisations qui ont abordé la question.

A l’instar du livre de Freud, le résultat n’est pas un dictionnaire qui permet de chercher par mot-clé ce qui nous a hantés la nuit pour en tirer un sens. Tobie Nathan donne davantage des clés pour avancer une interprétation des rêves que pour en comprendre la signification. En outre, paradoxalement, le livre ne s’adresse qu’indirectement à son lecteur puisque l’auteur précise d’emblée qu’«aucun rêve ne peut être interprété par le rêveur lui-même». Le risque? «Si le rêveur interprète son propre rêve, il ne fera que produire un nouveau rêve.» Ainsi, le commun des mortels peu féru de psychanalyse pourra se sentir floué par le titre de l’ouvrage. Toutefois, La nouvelle interprétation des rêves n’en reste pas moins riche en quelques bons enseignements.

«Le brouillon des lendemains»

D’abord, le professeur de psychologie démonte l’idée selon laquelle le rêve est tourné vers le passé, sorte de synthèse hallucinatoire nocturne des événements de la veille ou au-delà. Au contraire, estime Tobie Nathan, le rêve est quelque chose de neuf, certes construit sur des bases existantes, mais tourné vers l’avenir. Il constitue en fait le «brouillon des lendemains». Il prend donc largement ses distances avec le célébrissime médecin autrichien qui voyait dans nos songes des hallucinations intérieures relevant du passé et souvent associées à des frustrations sexuelles.

Pour Tobie Nathan, le rêve a ainsi une réelle utilité, notamment de constituer une aide à la décision. «L’interprétation est toujours une prédiction», résume l’auteur. Rien d’étonnant de ce fait que le cauchemar, «un rêve plus simple, plus facile d’accès et plus facile à décoder», occupe une place de choix dans l’ouvrage, au début. Fonctionnel, le cauchemar permet de «percevoir, les yeux fermés, un aspect du monde à l’importance vitale pour le sujet». En d’autres termes, il est un signal avertissant le rêveur des dangers qu’il aura à affronter au réveil. A condition bien sûr d’être correctement interprété.

C’est là tout l’enjeu. «Il n’existe pas de signification au rêve, rien que des interprétations.» Citant souvent le Talmud, l’auteur en retient une phrase: «Un rêve qui n’est pas interprété est comme une lettre qui n’a pas été lue.»

Trouver un accoucheur

Techniquement, «un rêve se cueille au réveil, avant que la première goutte d’eau n’ait touché les lèvres du dormeur, conseille Tobie Nathan. En l’absence d’un cueilleur de rêve, tu peux simplement poser un carnet et un crayon au chevet de ton lit.» C’est en étant raconté que le rêve se délie, se déploie. «Le récit du rêve fixera celui-ci, le faisant naître au monde sonore.» L’avertissement est d’autant plus important que «l’interprétation d’un rêve doit se rechercher dans ses détails». Plus elle intégrera les détails, plus elle sera correcte.

L’interprétation est donc confiée à un tiers qui se fera «accoucheur de lendemain». Mais attention, prévient Nathan, «ne raconte pas un rêve à un inconnu; ne laisse pas quelqu’un dont tu ignores les intentions énoncer des vérités sur toi à partir de ton rêve. (…) Méfie-toi de ceux qui prêchent.» L’interprétation sera aussi fonction du contexte culturel autant que du «qui», c’est-à-dire du rêveur lui-même.

Tobie Nathan se défend de donner un sens à nos rêves. Il avance une classification théorique, en trois catégories: «Les effervescences, sorte d’ébullitions passagères, immédiatement compréhensibles et qui ne nécessitent pas d’interprétation; les signaux, qui avertissent d’un événement imminent, tel qu’un danger ou une maladie, et les vecteurs, qui mettent le rêveur en relation avec des êtres, des forces et des éléments auxquels il ne peut accéder dans la vie éveillée.»

Plus mystique que Freud, Tobie Nathan finit quand même par ranger les rêves à partir des réponses qu’ils induisent.

«La nouvelle interprétation des rêves».
De Tobie Nathan, Odile Jacob, 250 pages.

—> REVER UTILE — Samedi29 janvier 2011 — dans Le Temps

par Anna Lietti

Pour nous aider à vivre le jour, il est temps de s’intéresser à nos nuits, plaident, chacun à sa manière, l’ethnopsychiatre Tobie Nathan et le psychanalyste Georges Abraham. Anna Lietti les a rencontrés

Vous ouvrez l’œil. Première déglutition du jour. Quel jour? Ah, oui. Mais attendez, avant de sauter du lit: c’était quoi déjà? Vous y êtes, ne le lâchez pas, sinon il s’évapore: «Juste à la sortie du sommeil, comme on cueille une plante aromatique au matin, lorsqu’elle ouvre à peine son calice gorgé de substances, à peine humidifiée par les premières gouttes de rosée, c’est alors qu’on ramasse le rêve, encore tendu des dynamiques de la nuit.»

• Retour des onirocrites

Qui connaît Tobie Nathan, maître de l’ethnopsychiatrie française, sait que la neutralité scientifique n’est pas sa tasse de thé. C’est donc en botaniste passionné, en savant engagé, en père ardent, en ami généreux, en amoureux de l’Afrique qu’il nous invite, dans son dernier livre (lire notre interview en page 24), à cueillir nos rêves, à leur offrir un corps de mots pour qu’ils «se délient et se déploient».

Mais à quoi bon? Par plaisir de l’introspection? Par inclination pour les passe-temps ésotériques? C’est plus simple que ça: le rêve est utile, affirme Tobie Nathan dans le sillage des cultures «onirophiles». Utile concrètement, non pas à décrypter le passé mais à agir le futur. Car le songe décline «des lendemains possibles». Il peut être «un guide du quotidien». A condition de s’ouvrir à son message grâce à la médiation d’un onirocrite, autrement dit d’un interprète spécialisé.

Qui aurait l’idée de ne pas ouvrir son courrier, demande encore ce fervent avocat des songes? C’est pourtant ce que l’on fait en négligeant ses aventures nocturnes: un rêve qui n’a pas trouvé son interprétation est, comme le dit la tradition talmudique, «une lettre qui n’a pas été lue».

Voilà qui parle puissamment à l’oreille des innombrables onirophiles en puissance, qui rêvent de trouver l’interprète de leur courrier lunaire. Malheureusement, Tobie Nathan, aussi critique envers la psychanalyse qu’envers les clés des songes standardisées, n’est pas en mesure de leur dire où le trouver sans prendre l’avion pour l’Afrique ou l’Amérique du Sud. Si bien que La nouvelle interprétation des rêves est moins le «manuel» annoncé qu’une magistrale synthèse du savoir humain en matière de rêves, de l’onirocrisie des Grecs anciens à la tradition talmudique, en passant par les pratiques divinatoires dans le Bénin contemporain. C’est surtout une invitation faite aux sociétés occidentales à cesser de se complaire dans le rôle de dernières de la classe.

Quand un rêve se répète, c’est qu’il cherche son interprète

Maître de l’ethnopsychiatrie française, Tobie Nathan parle de «La Nouvelle interprétation des rêves». Encore un pavé dans la mare de la psychanalyse. Mais aussi un voyage savant et inspiré

Le Temps: On vous connaissait professeur de psychologie à Paris VIII et fondateur des consultations d’ethnopsychiatrie en France. On vous retrouve attaché culturel à l’ambassade de France de Conakry. Est-ce une reconversion professionnelle?
Tobie Nathan: Plutôt une pause. J’avais envie d’entendre d’autres langues, de voir d’autres mondes et de faire autre chose. Mais l’entracte touche à sa fin, je serai bientôt de retour.

– Votre livre est-il le fruit de cette pause?
– Non, il mûrit en moi depuis plus longtemps. J’ai longtemps hésité à dire ce que je pense vraiment de l’interprétation des rêves.
– A savoir que Freud a tout faux?
– Freud a eu le mérite de réhabiliter le rêve après que l’Eglise s’est employée à le chasser de nos vies sous prétexte qu’il ouvrait la porte aux démons. Il a aussi élaboré des outils très utiles à l’analyse de la syntaxe du rêve. Mais je pense qu’il se trompe lorsqu’il affirme que le rêve exprime nos désirs inconscients. Il est d’ailleurs démenti par les découvertes récentes, qui éclairent l’aspect purement physiologique du rêve. Mon apport, avec ce livre, est d’intégrer ces éléments scientifiques à une réflexion qui embrasse les traditions onirophiles d’hier et d’ailleurs.

– Le rêve appelle une interprétation, dites-vous, ce qui explique les rêves récurrents.
– Oui, quand un rêve se répète, c’est qu’il cherche son interprète, celui qui lui permettra de s’accomplir dans une relation concrète avec le monde.
– Mais pourquoi ne puis-je pas interpréter mon rêve moi-même?
– Parce que vous allez tourner en rond. Le rêve dessine des futurs possibles. A partir des éléments de votre quotidien, il procède par fragmentation et réassemblage pour tracer des ébauches successives de lendemains. Pour vous déterminer, vous avez besoin d’un interlocuteur. A la limite, un interlocuteur à qui vous pourrez dire: tu t’es trompé, mais qui vous aura aidé à vous propulser en avant.

– Le rêve, dites-vous aussi, n’a pas de signification objective: il y a autant d’interprétations que d’interprètes. Ces derniers sont donc tout-puissants!
– Leur responsabilité est grande, oui. César rêve qu’il couche avec sa mère. L’onirocrite lui dit: tu prendras Rome. Et César passe le Rubicond. Si l’interprète lui avait dit: tu vas mourir, l’Histoire en aurait peut-être été changée.
– Le rêveur est donc à la merci de n’importe quel charlatan?
– Beaucoup de sectes, en effet, ont fonctionné à partir de l’interprétation des rêves. C’est pourquoi il faut se garder de raconter ses rêves à n’importe qui. C’est aussi pourquoi, dans les cultures onirophiles, la tradition est protectrice: le dialogue entre le rêveur et l’interprète est quasiment public et les malhonnêtes sont vite débusqués.
– César croyait dans le pouvoir prédictif des rêves. Mais les mentalités ont bien changé.
– Vous seriez étonnée de découvrir combien de responsables politiques ou de chefs d’entreprise consultent: l’aide à la décision est un marché florissant car elle repose sur un besoin réel.
– Vous conseillez aux responsables politiques de s’occuper de leurs rêves plutôt que d’aller chez la cartomancienne?
– Certainement!
– Admettons. Mais chez qui voulez-vous qu’ils aillent pour cela? Vous déconseillez les psys…
– Attendez! Il y a d’excellents interprètes des rêves chez les psys. Je crois simplement que leur talent n’a pas grand-chose à voir avec leur formation.
– Vous ne mentionnez pas la psychanalyse jungienne, pourtant très portée sur le rêve.
– C’est que je ne la connais pas assez.
De toute façon, tout le monde n’a pas envie de s’embarquer dans une psychanalyse. A qui peut donc s’adresser, dans nos sociétés, celui qui s’intéresse à ses rêves?
– Il y a de bons interprètes de rêves dans tous les métiers: chez les religieux, les psychothérapeutes, les professeurs… Mais je n’ai rien à vendre et personne à promouvoir.

– Tout de même, vous mettez l’eau à la bouche du lecteur et ensuite vous le laissez se débrouiller, c’est cruel!
– Je n’avais pas vu les choses sous cet angle… J’ai seulement voulu faire un livre qui encourage nos sociétés à développer une compétence onirocrite. Car la demande est immense et la foule prospère de ceux qui, sur l’Internet et ailleurs, délivrent des interprétations bidon.

– Parlons des rêves fréquents. Celui où l’on se retrouve nu en public, par exemple…
– Comme le grand ornirocrite grec Artémidore, je pense que quand on se présente nu, c’est qu’on triche, mais que quelqu’un nous voit comme on est: nu. Dans mon expérience, le rêve de nudité est très fréquent chez les ministres, les ambassadeurs et tous ceux qui sont acculés au bluff parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de dire: je ne sais pas. En même temps, ce rêve advient parce qu’on se rend compte qu’on est un imposteur, ce qui veut dire qu’on a envie de se racheter.
– L’imposteur sûr de son bon droit ne fera pas ce rêve?
– Effectivement. Et pour celui qui le fait, il est important de trouver un interprète qui lui dise: fais cela – par exemple: prends le temps de ta formation – et tu ne seras plus un imposteur.
– Vous dites qu’il n’existe pas de «rêves types». Mais le rêve de nudité n’en est-il pas un? Y a-t-il, oui ou non, des symboles universels?
– Disons qu’il y a des symboles à la fois logiques et compatibles avec tellement de cultures qu’ils en deviennent presque universels. La nudité en est un: l’imposture est un concept qui cherche une représentation dans le rêve et il est logique de recourir à cette image dans la plupart des cultures. Mais pas dans toutes: les Amérindiens vêtus seulement de leur étui pénien ne font pas de rêves de nudité…

– Qui seront nos onirocrites de demain?
– Je compte sur une nouvelle génération de psychologues, débarrassés de prétentions scientifiques, qui sauront accompagner les gens dans leur créativité spécifique.

Télés

—>  Le 04/03 à 22:55 sur France 3

De l’humour et du rêve dans cette «Vie privée, Vie publique «très riche ! …/…

Le célèbre psychologue et écrivain, Tobie Nathan nous dit tout sur nos rêves et nos cauchemars, face à Françoise Hardy, pas toujours d’accord mais fascinée par le sujet ! Une émission passionnante et pour le moins animée avec des personnalités contrastées ! Mireille Dumas

—> Tobie Nathan au grand journal de Canal Plus

le 18 janvier 2011, présentation de La Nouvelle interprétation des rêves de Tobie Nathan.

Pour le visionner, cliquer ici…

Tobie Nathan et Jean-Michel Apathie

Radios

—> Tobie Nathan à «For Interieur» sur France Culture le 27 mai 2011

* La nouvelle interprétation des rêves de Tobie Nathan. Ed. Odile Jacob, 249 p.

Dans l’émission d’Olivier Germain-ThomasRéalisation: Anne Franchini

Invité: Tobie Nathan, professeur de psychologie clinique et pathologique, diplomate et écrivain.

Les musiques: 1) The Mamas and the Papas, « Dream a little dream of me » 2) Ismaël Lo: Tajabone


Tobie Nathan avec Olivier Germain-Thomas durant l’émission

—> à ne pas manquer !!! sur France Culture

le mercredi 2 mars 2011 à 21h 00

Catherine Clément reçoit Tobie Nathan dans sa belle émission, Cultures de soi, cultures des autres,

avec une question principale :

Les rêves sont-ils des prescriptions ?

—> Sur France Inter

 Lundi 21 et mardi 22 février 2011 de 14h 05 à 15h 00

Tobie Nathan parle des rêves avec Mathieu Vidard

de quoi se mettre la tête au carré…

—> Sur RFI

autour de la question… le 25 janvier à 11h00, sur RFI !

Caroline Lachowsky reçoit Tobie Nathan, psychologue et antropologue, actuellement conseiller à l’ambassade de France à Conakry pour tenter de répondre à la question : « A quoi servent les rêves ? »

Comment fonctionne un rêve ? Quelle est la différence entre le rêve et le cauchemar ? A qui peut-on raconter ses rêves et surtout, à qui ne faut-il pas les raconter ? Pourquoi les rêves nous parlent-ils toujours de l’avenir et jamais du passé ? Quelle est la place des rêves dans les autres cultures, chez les Grecs anciens, en Afrique, en Australie, chez les chrétiens ou les musulmans?

Pour tenter de répondre à toutes ces questions, nous recevons Tobie Nathan, professeur de psychologie à l’université Paris 8 et célèbre ethnopsychologue qui vient de sortir un nouveau livre aux éditions Odile Jacob «La nouvelle interprétation des rêves».

Traductions

—> en italien : Una nuova interpretazione dei sogni

Rafaello Cortina, Octobre 2011

Ciascuno di noi sogna probabilmente da quattro a cinque volte per notte. Ma un sogno non interpretato è come una lettera che nessuno legge: il sogno si realizza a partire dalle parole dell’interprete e tali parole possono aiutare ognuno di noi nei momenti difficili che ci accade di attraversare. Sulla base della propria esperienza di terapeuta e integrando i dati più recenti di discipline come la neurofisiologia, la psicofisiologia, l’antropologia, la psicoanalisi e perfino la mitologia, Tobie Nathan segna qui un punto di svolta nell’analisi, che data da Freud, dell’interpretazione dei sogni. Di Tobie Nathan, professore di Psicologia all’Università Paris-VIII, in italiano sono stati pubblicati « Principi di etnopsicoanalisi » (Bollati Boringhieri, 1996) e « Non siamo soli al mondo » (Bollati Boringhieri, 2003).

—> en espagnol : La nueva interpretación de los sueños, de Tobie Nathan

Buenos Aires, 2012

Traducción: Iván García Barbeitos
264 páginas

El padre de la etnopsiquiatría francesa, Tobie Nathan, se atreve con una revisión del clásico La interpretación de los sueños en un libro fascinante y no exento de polémica. El autor se nutre de la neuropsiquiatría, el psicoanálisis y la antropología (y etnografía) para componer una suerte de “manual” para interpretar los sueños dirigido al gran público.

—> en portugais : A Nova Interpretação dos Sonhos
Um século depois de Freud

2012 Livros Horizonte

Desde 1899 nenhum psicanalista fez novas propostas para os postulados de Freud sobre os métodos de interpretação dos sonhos. Hoje em dia, a maioria dos investigadores que trabalham sobre os sonhos são neurocientistas que excluem completamente qualquer noção de interpretação. O problema mantém-se, portanto, intacto – e longe de ser resolvido.
Sem medo de enfrentar os cânones, Tobie Nathan, professor de Psicologia na Universidade de Paris-VIII e autor de vários livros de sucesso, ousa uma «nova interpretação» de A Interpretação dos Sonhos de Freud, recorrendo às mais recentes investigações no campo das neurociências e integrando também as leituras das mitologias grega, africana, judia e árabe.
O pai da Etnopsiquiatria vem assim refutar o legado do pai da Psicanálise e constrói como que um guia interior para ajudar o explorador dos sonhos a devolver dignidade a esta dimensão tão crucial das nossas vidas, fornecendo as chaves que nos permitem compreender:- como funciona um sonho;
– para que serve sonhar;
– a diferença entre um sonho e um pesadelo;
– a quem podemos contar um sonho e a quem não se deve nunca contá-lo;
– que cada sonho é único porque cada sonhador é único;
– que o sonho é um sinal de alerta.

Algumas curiosidades sobre os sonhos:
Todos os animais de sangue quente sonham – mesmo os fetos dentro da barriga da mãe ou os pintainhos nos ovos.
Os pássaros têm sonhos de 10 a 15 segundos. As vacas sonham cerca de 15 minutos por dia. Os gatos chegam aos 200 minutos diários, tornando-se assim os campeões oníricos!
O ser humano sonha, em média, durante 100 minutos por dia.
O sono ocupa um terço da nossa vida, e por sua vez 25% desse tempo é consagrado aos sonhos. Assim, uma pessoa com 60 anos passou 5 anos da sua vida a sonhar.
Segundo o Talmud, “Um sonho não interpretado é como uma carta que não foi lida”.

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—> et en poche

La Nouvelle Interprétation des rêves

de Tobie Nathan
Odile Jacob, « Psychologie »,
240 p, 8,90 Euros

Commander le livre —>

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11 réflexions sur “• La Nouvelle Interprétation des rêves

  1. Excusez-moi. Je voulais voir comment marchait un blog… Ma remarque est plus compliquée que ça. Je termine un essai sur mes rêves, je les ai travaillés d’une autre façon, comme un puzzle sur la surface du manifeste, j’ai au final la reconstitution de mes amnésies et du pré verbal. Du bizarre évidemment. je suis vos travaux et vos livres par intérêt, j’ai aimé l’ethno roman, ce texte comme écrit sur le manuscrit de votre généalogie. Je pense aussi qu’une cure n’est pas thérapeutique, pour ma part j’ai failli m’y suicider. En fait je cherchais une adresse pour vous envoyer le premier article qui pose la thèse. En plus vous êtes accessible… Je crois rêver. AB.

  2. Votre approche me plait infiniment plus artisane de la pensée qu’intellectuelle je (re)trouve de manière transversale chez les uns et les autres et surtout les autres perceptions intuitions etc… éprouvées. Pour le rêve grosse difficulté : je ne m’en souviens Malheureusement pas ou très très rarement.
    C’est pourtant pas l’envie qui me manque d’y « voir » le futur en offrant a l’espace onirique une place de choix! Que faire, que faire……

  3. Rien… Mais il est d’autres chemins qui peuvent ouvrir aux rêves je crois , se laisser aller à des rêveries, se souvenir, associer avec ce qui vient, éléments de vie, livres, films, amis, relever les symboles (je vous recommande le dico de Georges Romey), et écrire le tout. Suivre. Et quand on commence à avoir un paquet de feuilles, relire et lier. C’est ainsi que j’ai travaillé, sur les mots, en effet en évitant l’intellectualisation mais comme un obstiné qui fait des mots croisés, car si un rêve peut parler d’avenir je dirais qu’il faut commencer par ouvrir la porte du passé. Si vous me dites où je vous enverrai le premier article que je distribue largement. j’ai fait deux types de rêves, l’onirisme et des messages parlés ou écrits, extrêmement clairs. Cent fois sur le métier…

  4. Bonjour,
    depuis mon enfance je rêve je cauchemarde, depuis quelques mois je vois une spychologue et mes rêves m’aident. je les sollicite le soir pour venir m’éclairer et ça m’aide. ils me bousculent, me rassurent, m’aident à penser, m’amusent, me donnent confiance en moi; il me faisaient peur, je les fuyais et maintenant je les attend avec impatience. Je vous ai découvert à la radio il y a qques années et je ne vous ai pas oublié, il n’y a pas de hasard.

  5. Vous me rappelez mon parcours. Pendant 18 ans de psy, j’ai été poursuivie par des cauchemars et des rêves incompréhensibles. Depuis neuf ans j’ai repris la lecture de mes rêves et j’ai découvert enfin qu’ils étaient mes complices, vrais, drôles, aidants et surtout très astucieux. Ne les lâchez pas… Ils sont vos alliés ils ont changé de casquettes, ils vous parlent de vous et peut-être, comme pour moi, d’un trou de mémoire dans votre enfance précoce. Avec ma sympathie. (Je pense pour ma part qu’il y a aussi du hasard). Annie Bernard.

  6. Bonsoir … vais faire de 2014 une année découverte de vos écrits…après Jung place au vivant . Je lis votre blog depuis je crois 6 mois environ et au détour d une conférence à Marseille ,découvre votre lien avec DEVEUREUX ..Bref je me passionne … Céline étudiante en art et thérapie  » jardinière de l âme » . Merci .

  7. Bonjour, j’ai beaucoup aprecier votre ouvrage et le travail que cela représente. Je me demande pourquoi vous n’avez pas utiliser des références sur l’ouvrage de Jean Sutter « l’anticipation » pour certains reves ? Par contre je ne suis pas d’accord avec vous sur le quiconque. Car on fait partie de l’humanité et en cela on a un socle commun en plus d’évoluer dans un contexte. Mais l’approche de l’adn est vraiment interessante surtout au vue des modification qu’apporte le milieu sur les alleles des genes (je n’ai pas retrouvé les références de l’article, désolé).
    Merci de la bonne stimulation intellectuelle que vous procurer au lecteur.

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