• Le divan et le grigri

Catherine Clément, Tobie Nathan

Le divan et le grigri, Paris, Odile Jacob, 2002 et 2005 (poche)

4ème de couverture :

Professeur de psychologie à Paris-VIII, Tobie Nathan utilise l’ethnopsychiatrie pour soigner les migrants. Au lieu d’imposer une vision freudienne, il cherche avec eux, dans leurs mots et coutumes, les moyens de réparer leur monde. « Tobie Nathan ose préconiser des amulettes, prescrire des sacrifices… Pire ! Il préfère les ghettos des cités, parce que ces tours préservent les cultures des migrants… Antirépublicain. Sorcier, gourou, imposteur, IMPOSTEUR ! »

Voilà ce qui décida Catherine Clément à y regarder de plus près. Née en 1939, normalienne, philosophe, formée à la psychanalyse, auteur des premiers livres sur Claude Lévi-Strauss et Jacques Lacan, après de nombreuses années vécues à l’étranger, elle a l’esprit libre, débarrassé des préjugés français.  » Juive de mère, survivante, ayant tiré de là une force titanesque, c’est ça aussi, Catherine, l’art de continuer à se saisir des objets du monde avec la même peur et la même urgence qu’au sortir de la guerre « , écrit Tobie Nathan à son propos. Ils se sont affrontés joyeusement un été, et puis ils ont cherché à ravauder le monde, lui avec ses grigris, elle avec son divan.

Critiques :

La sorcière et le gourou

Marie Claire Lanctôt Bélanger, dans Le Devoir du 6 septembre 2003 :

Ils sont deux, mais ils semblent plusieurs. Leurs voix sont fortes. Ils discutent ferme. Chacun se réclame d’avoir du caractère. Chacun sait respecter l’autre mais aussi, parfois, le secouer, voire l’insulter. Ils présentent chacun leurs croyances et leurs convictions profondes. Chacun, attentif, donne crédit à l’autre puis, à l’occasion, suspecte l’autre de ne pas le suivre et de fréquenter une différence qui exclut. Ils, ce sont Catherine Clément, philosophe, professeur, auteur prolifique, voyageuse, formée à la psychanalyse, et Tobie Nathan, psychologue issu de l’ethnopsychiatrie, aux côtés de George Devereux. Travaillant avec les migrants, puisant dans les cultures diverses, Nathan sait utiliser et recommander des moyens peu orthodoxes pour soigner et guérir. La question de la judéité dont chacun se réclame se faufile à travers leurs propos.

Une critique dans Le Monde du 15-16 octobre 2002

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